Brèves et chroniques de chez liaht

14 mai 2018

Panique à bord !

J'ai connu ma première crise de panique (ou d'angoisse, c'est la même chose !) alors que je n'avais pas encore quinze ans, peu après mon entrée en pension...
Le dortoir des secondes était constitué de "box" fermés par de simples rideaux, chacun contenant un lit, une chaise et une minuscule armoire. Ces "cloisons" n'arrivaient à hauteur ni du sol, ni du plafond.
Je me suis réveillée en pleine nuit et très vite je me suis sentie agressée par les respirations environnantes, les souffles, ronflements, gémissements....
Violente douleur dans la cage thoracique, impossible d'inspirer correctement comme si une force incontrôlable comprimait mes poumons, nausées, sensation que j'allais mourir là tout de suite, impression de devenir folle... J'avais chaud, je tremblais... J'avais peur surtout, de manière totalement irrationnelle.
Mais j'ai eu la chance (je ne l'ai compris que bien plus tard !) d'être dans un environnement où je devais faire face seule, en silence, à cet épisode d'angoisse absolue : inconsciemment j'ai calqué mon souffle sur ceux que je percevais autour de moi et peu à peu le calme est revenu, à la fois dans mon corps et dans ma tête, même si je suis restée physiquement épuisée par cette crise plusieurs heures après...

C'est extrêmement difficile de parler des crises de panique à qui n'en a jamais vécu, d'ailleurs je ne l'ai jamais dit ou presque !
On s'entend répondre qu'il faut moins s'écouter, qu'il suffit de prendre sur soi, de relativiser, que c'est dans la tête ou psychosomatique (et quand on est une fille, on se fait traiter d'hystérique !!!), qu'il suffit de prendre des médicaments pour calmer tout ça, que cela relève de la dépression, qu'il faut voir un psy, etc...
Le seul médecin à qui j'en ai parlé un jour m'a conseillé de chercher le dénominateur commun entre ces crises, ce qui les provoquait ou les favorisait, et de ne surtout pas chercher à les éviter mais à faire en sorte de les apprivoiser si je le pouvais...
Et suite à ma première expérience j'avais enregistré le fait que contrôler ma respiration, me concentrer dessus, me permettait d'émerger du tunnel.

J'ai connu depuis une bonne quinzaine de crises de panique, plus ou moins longues (de quelques minutes à quelques heures), plus ou moins espacées dans le temps, plus ou moins traumatisantes...
Et je sais aujourd'hui qu'elles sont toujours liées à des périodes de ma vie où je me sens "enfermée", prisonnière d'évènements ou de sentiments que je ne maitrise pas. Deuil, déménagement, remise en question violente...
Des moments où j'ai le sentiment d'être un animal pris au piège, incapable de trouver la sortie...
Depuis le début de cette année 2018, j'ai déjà vécu deux crises violentes alors que la précédente remontait à plus de trois ans.
Je me doute depuis longtemps que mon hypersensibilité a sans doute un lien de cause à effet mais je peine malgré tout à y voir assez clair pour faire face seule plus longtemps...
J'ai donc sauté le pas... Mercredi, Monsieur Liaht s'en va pour deux semaines dans sa famille, et l'après-midi même j'ai RV avec une personne qui, je l'espère, me donnera quelques pistes pour la suite !
Avec un double cursus de psychiatre et de naturopathe (!) je pense que son approche devrait me convenir !
Dans le pire des cas, j'aurais juste perdu quelques heures puisque cette personne (qui ne consulte plus pour se consacrer à la recherche !) me reçoit gratuitement car je lui ai été recommandée !

Je vous souhaite une bonne semaine... Quant à moi, je me réjouis vraiment d'avoir la grande maison pour moi toute seule quelques jours !!!


23 avril 2018

Deux !

Mercredi dernier, Monsieur Liaht et moi avons passé la journée chez ma nièce, enceinte jusqu'au cou de son deuxième, pour aider mon frère à la réfection du garage...
Je l'avoue, j'ai plutôt papoté entre filles puisqu'il y avait aussi les belles-soeurs de ma nièce dont les maris bricolaient en plein soleil !
C'était vraiment sympa de faire connaissance d'une famille par alliance, des palestiniens installés en France depuis quelques années, et d'échanger sur nos habitudes culturelles respectives !
Et le soir, tout s'est prolongé par un barbecue sur la terrasse pour fêter les 66ans de mon frère !

Le lendemain, jour de blues... Deux mois que Gwen est partie...
Mais j'ai eu très longuement au téléphone deux de ses meilleures amies (qui sont devenues aussi les miennes !) et parler d'elle, évoquer nos souvenirs, pleurer un peu, rire aussi, m'a fait énormément de bien !
Car dans la grande maison, son nom n'est plus jamais évoqué... J'ai essayé avec Monsieur Liaht, mais immédiatement il passe en mode humour noir et grinçant et ce n'est absolument pas ce que j'ai envie d'entendre. Alors... je n'en parle plus !
Chacun a sa façon de gérer le deuil et le chagrin, je n'ai aucun doute là-dessus, mais la sienne ne me convient pas du tout.

Mais comme souvent, la vie nous pousse à aller de l'avant, elle prend l'ascendant avec ou contre nous et nous donne le coup de pied aux fesses nécessaire pour ne pas se complaire dans nos états d'âme...
Alors oui, il y a aussi de très bonnes nouvelles dans la grande maison !!!
En août, la Petite Princesse deviendra une grande soeur !!!
Fille Ainée attend en effet son deuxième bébé...
Je le sais depuis plusieurs mois, mais la grossesse n'étant pas un long fleuve tranquille, ma gazelle a préféré attendre sa deuxième échographie pour diffuser la nouvelle...
Le bébé est petit, à la limite de la courbe basse, et la surveillance de sa croissance très rapprochée.
Au tout début de la grossesse, on a diagnostiqué un diabète gestationnel... Mise en route très rapide d'un suivi avec endocrinologue tous les mois, prises de sang, visites de la sage-femme, tests plusieurs fois par jour, etc...
En dehors de ce jour J où la glycémie avait donné l'alerte, et sans aucun changement au niveau alimentaire (Fille Ainée a une alimentation très équilibrée depuis longtemps !), les taux de sucre sont strictement normaux ! A se demander si le diagnostic n'a pas été posé un peu rapidement...
Heureusement, ma gazelle n'est pas du genre à stresser outre mesure et le fait d'être enceinte ne change rien à son fatalisme naturel !!!
Elle n'a pris que très peu de poids (pas comme pour la Petite Princesse !!!), s'active du matin au soir, et reste bien plus sereine que je ne l'ai jamais été !
Ma Fille Ainée me surprendra toujours !

En principe, elle devrait arriver jeudi pour passer quelques jours avec la Petite Princesse. L'occasion de souffler ensemble (bien qu'à retardement !) 29 bougies pour la maman et 2 pour la fille ! Ce sera sans doute leur dernier séjour ici avant la naissance et j'espère que le beau temps sera encore de la partie !

Alors, fille ou garçon ?! Les parents ne voulant pas savoir, il faudra attendre que Bébé pointe le bout de son nez... même si j'ai bien ma petite idée !
Sur cette bonne nouvelle, je vous souhaite une belle semaine !

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16 avril 2018

La nuit et Moi !

Je deviens égoïste....
Je m'étais inscrite en janvier à une série de "sorties terrain" guidées par une botaniste sur le thème des plantes médicinales de la région.... Et puis, au vu de nos soucis financiers, je me suis dit que ce n'était pas très raisonnable et j'ai donc annulé ma pré-inscription sans me poser de question ni même avoir le sentiment de renoncer à quelque chose d'important !
Il y a quelques semaines, Monsieur Liaht me demande quand commencent les sorties et je lui explique que j'ai annulé...
"Ah... mais du coup, je vais devoir arrêter la piscine et le hammam moi aussi ?!
- Ben c'est toi qui voit, tu fais comme tu veux !
- J'en ai besoin en fait, ça me fait du bien... Je vais juste y aller moins souvent !"
A ce jour, son rythme hebdomadaire n'a pas changé !

Au cours de mes cogitations nocturnes, je vois souvent les choses sous un autre angle, moins angélique, plus pragmatique et même s'il y a déjà plusieurs années que je me rends compte à quel point je change, j'évolue dans ma manière de penser et d'être, mon regard sur moi même était resté en quelque sorte figé...
J'ai toujours trouvé normal que chacun vive comme il l'entend, fasse ses choix et prenne ses décisions en fonction de ses propres envies mais dans le même temps mes propres choix, mes propres envies passaient, tout aussi évidemment pour moi, au second plan !
J'ai changé, j'ai évolué, mais je suis toujours restée l'ado qui a vu sa vie s'écrouler à la mort brutale de l'amour de sa vie, mon amoureux durant cinq ans... La jeune adulte de 33 ans dont le papa tant aimé est mort à des milliers de km de distance... La personne qui a cherché toute sa vie à comprendre pourquoi sa mère était aussi mal-aimante....
Et, il y a quelques nuits, j'ai eu une illumination ! Ou tout comme !
Quand mes choix, mes envies, viennent se heurter aux choix ou aux envies des autres, pourquoi devrais-je les recouvrir d'un voile comme s'ils étaient moins importants, qu'ils avaient moins de valeur ?!
Le pire, c'est que personne ne m'a jamais demandé d'agir ainsi...
Mais vu que je ne dis(ais) rien...

C'est ainsi que pendant des années j'ai passé mon mois d'août dans ma belle-famille parce que cela faisait plaisir à mon mari et à mes enfants... (je n'ai arrêté d'y aller que quand la tribu a commencé à grandir et prendre des jobs d'été !)
Que j'ai refusé quantité de sorties "entre filles" avec des copines pour ne pas laisser Monsieur Liaht en tête à tête avec son assiette...
Que j'ai laissé en plan ce que j'étais en train de faire pour répondre aux attentes de l'un ou l'autre...
Que je me suis forcée à assister à des diners/concerts/cocktails où il était bien vu de se rendre en couple...
Que j'ai répondu "mais oui, bien sûr, pas de souci" aux enfants qui annulaient leur venue au dernier moment/se pointaient pour manger au dernier moment/m'empruntaient la voiture alors que j'avais prévu de l'utiliser...
Il est clair que j'aurais pu/dû exprimer mon désaccord, mon refus, ma déception... et pourtant, je ne l'ai que très rarement fait !
Alors, cette illumination ???
J'ai enfin compris (et accepté...) qu'en me comportant ainsi je ne faisais que chercher à "acheter" l'amour de mes proches...

En accédant à leurs propres souhaits ou désirs, en me conformant à ce qu'on attendait de moi, j'espérais juste qu'on me trouverait "aimable" au sens premier du terme.
Ceux qui me lisent ici depuis longtemps se sont bien rendu compte que cela fait déjà plusieurs années que j'ai peu à peu appris à dire non, à penser à moi, à m'autoriser à agir en fonction de moi seule...
Mais invariablement j'avais le sentiment que si je "m'accordais une faveur strictement personnelle" il me fallait ensuite la compenser au plus vite....
Enfant, Madame ma Mère me répètait que si je me comportais comme ci ou comme ça, je n'aurais jamais d'amis/elle n'oserait jamais m'emmener avec elle dans les magasins/je ne ferai rien de bon de ma vie/elle aurait honte pour moi/je ferai de la peine à mes proches...
Il s'agissait juste de me conformer à ce qu'elle souhaitait afin que je puisse ensuite en tirer un bénéfice éventuel. Cette politique du donnant-donnant, de la carotte et du bâton, a dû laisser quelques traces !
Mes longues séances d'introspection nocturne ont finalement du bon... Elles me permettent d'analyser les choses, de disséquer mon comportement, et dans ce cas précis à relativiser ma culpabilité (à défaut de m'en débarrasser !) quand je décide d'être égoïste...
Comme là...
Où j'ai calmement annoncé que non, je ne viendrai pas au mariage de la nièce de Monsieur Liaht fin mai !
Sans avoir l'hypocrisie de prétendre que cela me coûtait d'y renoncer, j'ai juste mis en avant nos difficultés financières et la certitude qu'il n'y avait que sa présence à lui d'indispensable.
Il n'ira pas seul pour autant puisque Fille Dernière et son amoureux ont prévu de l'y rejoindre. Mais je suis contente de n'avoir pas eu à négocier, et en plus... on économise un billet d'avion !

Je n'en suis pas encore à imposer mes choix sans me sentir obligée de me justifier, mais j'éprouve de moins en moins le besoin de m'en excuser...
Alors, oui, je progresse... en égoïsme !!!

09 avril 2018

Dans les oreilles et dans le coeur !

Quand j'ai appris la mort de Jacques Higelin, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller sur Yo*ut*u*be...
Réécouter "Pars" a provoqué un véritable tsunami émotionnel auquel je ne m'attendais pas après si longtemps.
Ces quelques phrases m'ont fait faire un bond en arrière de presque 40ans, des mots chuchotés sous forme d'injonction pour me pousser à aller de l'avant, à continuer de vivre quand bien même celui qui les prononçaient à mon oreille ne serait plus là...
J'ai obéi. J'ai avancé.
Mais je ne pensais pas que le chagrin serait toujours là après tant d'années et qu'il suffirait de la mort d'un chanteur pour le faire affleurer avec tant de violence...

Je refuse en ce moment de me laisser submerger par des émotions négatives, j'ai déjà bien assez à faire avec les aleas que la vie me balance à la face et contre lesquels je n'ai aucune prise !
Par contre, je peux encore (un peu !) contrôler mes états d'âme ou du moins les apprivoiser ! C'est ainsi que tout le WE je me suis baladée sur le net à la recherche des chansons qui à un moment ou à un autre ont compté pour moi...
Entre parenthèses, je me suis d'ailleurs rendue compte qu'à de rares exceptions près, je ne suis que rarement fan d'un groupe ou d'un chanteur pour l'ensemble de sa carrière !
Mes coups de coeur, mes souvenirs, sont le plus souvent liés à un morceau précis qui, quand je l'entends encore aujourd'hui, me ramène parfois longtemps en arrière. Et je peux alors, en fermant les yeux, visualiser à nouveau les lieux, les gens, et même mon état d'esprit à ce moment là !

Séquence nostalgie.... mais en douceur, avec parfois même un petit sourire en clin d'oeil... Franchement, c'était chouette de réécouter tout ça !
En vrac, tous genres confondus, comme une playlist un peu décousue mais aussi comme autant de petits cailloux semés sur la voie des années révolues....
Scorpions... Send me an angel
Joaquin sabina... Con la frente marchita
Cat Stevens... Father and son
Au p'tit bonheur... J'veux du soleil
Ralph Tamar... Exil
Noir Désir... Aux sombres héros de l'amer
Leonard Cohen... Bird on the wire
Tina Charles... I love to love
Illapu... Vuelvo para vivir
Jimmy Cliff... Many rivers to cross
Max Romeo... Chase the devil
Alpha Blondy... Les imbéciles
Victor Jara... El arador
Goran Bregovic... Kalachnikov
Paco Ibanez... Palabras para Julia
Sol y Lluvia... Alzando el vuelo
...................................................... !

Bonne semaine !

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03 avril 2018

Qui vient d'où ?!

Le Chat est venu prendre le brunch avec nous dimanche et comme souvent nous nous sommes retrouvés, après avoir mangé, à papoter tous les deux dans la cuisine autour d'un café...
Mon fils ainé et moi avons pas mal de points communs et des centres d'intérêt qui nous rapprochent ! Le pouvoir des plantes et de la nature, l'interaction entre le physique et le mental, les capacités et le fonctionnement du corps et du cerveau....
Lui comme moi sommes curieux de comprendre et de découvrir sans à priori (mais sans naïveté non plus !) d'autres approches pour maintenir à l'équilibre notre santé !

Ado, le Chat a eu des périodes de colère contre la terre entière, quelques accès de violence aussi (il y a encore la trace de son poing bien visible sur le mur du hall d'entrée de la grande maison !) même si elle n'a jamais été dirigée contre autrui...
Le sport (judo, taekwondo, rando, escalade, foot...) lui a toujours permis de canaliser cette colère mais aujourd'hui adulte il est parfaitement conscient qu'elle est toujours là, maitrisée et apprivoisée.
Il a quand même eu envie d'en connaitre, si possible, l'origine afin de mieux encore l'intégrer à son être.
Pour cela, il a eu rv avec une "thérapeute" qui travaille sur les énergies présentes et passées au travers de l'histoire familiale...
D'où notre longue discussion !
Il voulait tout savoir de ses aïeux, de nos familles à son père et à moi, de nos enfances et pour finir de la sienne !
C'était vraiment sympa de dérouler ainsi le fil ! Même si Monsieur Liaht a bien moins à dire que moi, à la fois parce qu'il n'est pas fan de ces grandes discussions et surtout parce que sa connaissance de sa propre lignée n'est que très partielle... Il n'a pas connu ses grands-parents, et personne autour de lui n'a jamais pris la peine de lui parler de l'histoire familiale au delà de ses parents.
De mon côté c'est très différent... J'en sais beaucoup vu que du côté de Madame ma Mère c'était une famille où il y a eu de nombreux généalogistes professionnels qui ont écrit des ouvrages de référence encore aujourd'hui dans les archives nationnales !
Du côté de mon père, j'ai quelques souvenirs d'enfance, quelques récits paternels et des objets (livres, tableaux, photos...) qui me permettent de reconstituer l'histoire famailiale sur plusieurs générations...

On a beaucoup parlé aussi de l'enfance du Chat, confronté nos souvenirs, revécu des anecdotes. Et parfois nos souvenirs se sont confrontés...
Ainsi, le Chat était persuadé que c'était lui qui, enfant de 5 ou 6 ans, avait brutalement refermé la lourde porte d'entrée sur la main de Fille Ainée lui sectionnant au passage une phalange... Sauf que j'étais là, et que c'est Fille Cadette qui a claqué cette porte !!!
Bizarre la manière dont le cerveau d'enfant du Chat a endossé cette responsabilité... comme si inconsciemment il avait culpabilisé ! De là à extrapoler que mon fils avait souhaité qu'il arrive malheur à sa soeur il y a un pas mais ça nous a quand même laissés songeurs !!!
On a longuement aussi cherché à retrouver la première fois où sa violence s'était manifestée... Je n'en ai pas vraiment retrouvé l'origine précise, mais il est certain que notre retour en France alors que le Chat n'avait même pas 11 ans a été pour lui un déracinement d'une brutalité inouie à laquelle nous n'avons pas eu le temps de le préparer.
Et c'est vraiment de ce moment là que datent pour moi l'émergence de ses traits de caractère. Mais c'est aussi l'âge auquel un enfant devient ado ou presque... alors il est difficile de savoir avec certitude si son esprit rebelle, révolté, parfois agressif, provient du traumatisme lié au déménagement ou aux bouffées d'hormone normales à cet âge....

Par contre, je n'avais jamais vraiment fait de parallèle entre l'histoire de Monsieur Liaht (rapatrié d'Algérie), la mienne (évacuée en urgence du Maroc) et celle de nos enfants (rentrés vite fait des Antilles où ils avaient toujours vécu )... Eux comme nous ont subi ce traumatisme du déracinement non voulu par des enfants mais également subi par les parents !
Avec en corollaire les souvenirs enjolivés, la pensée inconsciente d'"un paradis perdu"....
Et finalement le désir profondément ancré de garder la maitrise de sa vie, de contrôler tout ce qui peut l'être, pour ne plus jamais être obligé de suivre un mouvement qui n'est pas le nôtre, de subir la mise à terre de ce qui a fait toute notre vie...

Je crois que pour le Chat tout comme pour moi, cet AM à discuter, à se remémorer, à mettre des mots sur des ressentis ou des sentiments, a été très positif, très riche ...
Et j'aime l'idée qu'il y aura d'autres moments comme ça, intimes et émouvants, avec lui ou avec ses frère et soeurs si un jour ils se posent eux aussi des questions....


26 mars 2018

L'effet printemps !

La semaine écoulée a été plutôt sympa !
Faite de petits riens mais dont le tout laisse un souvenir agréable, l'impression d'avoir profité de son temps... L'effet printemps ?!

Tout d'abord de longs échanges sur whatstruc avec mes gazelles, l'ainée chez elle, la cadette au Vanuatu et la dernière en Guinée ! Echanges de photos très instructives, farniente pour l'une, choc culturel pour l'autre... Mais toujours, et c'est ce qui me touche chez chacun de mes enfants, cette envie, ce besoin même, de partager ce qu'ils vivent.
Le temps d'un déjeuner avec le Chat, découvrir le processus de fabrication de la bière ! La petite entreprise a planté une houblonnière sur la terrasse d'un hôtel qui à terme espère régaler ses clients d'une boisson home made ! La toute petite boite commence à prendre son envol, coorganise de grandes manifestations ce printemps et abat un travail colossal sans que jamais l'nthousiasme ne faiblisse malgré des moyens encore bien limités !

Parvenir enfin à penser à Gwen avec un sourire attendri... Impossible dans la grande maison de ne pas penser à elle au quotidien, partout des objets, des livres, des photos... Les épices que nous avions acheté ensemble sur un petit marché du Gers, le savon rapporté de notre escapade à Marseille, les livres offerts ou conseillés, les tasses à café qu'elle m'avait refilées car trop grandes pour sa machine, le sac prêté lors d'un séjour parisien et jamais rendu.... Un inventaire à la Prévert qui, je l'espère, s'enrichira d'un tableau que nous avions choisi ensemble et qu'elle avait dans son séjour... J'ai lontemps hésité, puis demandé à sa belle-soeur si elle pouvait me le mettre de côté si personne de sa famille n'était intéressé. Elle m'a dit oui...

Profiter de quelques jours de congé de Chat Junior pour aller passer une longue journée chez Fille Ainée et la petite princesse !
Du beau temps, un fils qui avait tout organisé (y compris le dog sitter en la personne d'un de ses potes !), qui a conduit tout le trajet et semblait vraiment heureux de ce moment en famille à son initiative... Bye bye le rôle de petit dernier qui lui colle encore parfois à la peau !
C'était chouette de voir la princesse dans son environnement ! Elle nous a montré tout le matériel que sa maman utilise pour lui apprendre les couleurs, les animaux, la musique.... Montessori est passé par là et je suis scotchée de voir ma gazelle passer autant de temps à s'occuper de sa fille !!! Je n'en ai jamais fait autant... Mais je dois reconnaitre qu'avec une petite aussi vive et curieuse, il faut bien trouver de quoi l'occuper ! Et ça marche !

Une (très !) longue balade aussi avec une amie sur des sentiers intercommunaux, plus ou moins aménagés, mais dans la nature et accessibles à pied depuis chez moi !
L'occasion de papoter, encore et encore, de râler, de rêver au prochain festival où nous aimerions aller... Pas cette année pour moi vu qu'une grosse tuile financière nous est tombée dessus...
Mais en 2019, quand Monsieur Liaht sera à la retraite, on devrait sortir la tête hors de l'eau même s'il va falloir rembourser la jolie somme que nous avons été contraints d'emprunter à Fille Ainée !
En attendant, c'est zéro dépense superflue et gestion serrée !
Parce que je sais que c'est juste une mauvaise passe, je vis ces périodes de vaches maigres comme des défis à relever, des challenges pour avancer !

Et puis jouer les vétos pour mon toutou... En dix jours, un bout de peau arraché sur un coussinet, une foulure du poignet et un vilain kyste laissé par une tique qu'il a enlevée lui-même !
Argile, huiles essentielles, hydrolats...
J'ai adoré ressortir mes cours, vérifier sur le net avant de me lancer, avec succès en plus !
S'il y en a que ça intéresse, dites le moi, je ferai un prochain billet sur les bobos de nos bestioles !

Samedi, Fille Cadette fêtait ses 27 ans... Chaque anniversaire d'un de mes enfants me fait faire un bond en arrière et je mesure le chemin parcouru !
Parfois je me dis aussi que rien d'aussi magique ne se reproduira et c'est le blues assuré !
Mais cette semaine qui débute devrait encore être globalement sympa alors... ça va !

 

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19 mars 2018

Diurne et nocturne !

La nuit....
Quand la plupart dorment, je suis souvent éveillée, ou réveillée....
Il est rare que je ne m'endorme pas, sur le coup des 23 heures, après avoir lu quelques pages d'un bon polar...
C'est ensuite que ça se gâte !!!

Je me réveille, souvent en sursaut à cause d'un cauchemar, deux ou trois heures plus tard et là... ma vraie nuit est terminée ! Je somnole plus ou moins mais mon cerveau est en pleine ébullition et malgré tous mes efforts je ne parviens pas à contrôler mes pensées, mes rêves, mes angoisses.
Je ne dors plus que par séquences courtes, insuffisantes pour me reposer vraiment, mais largement suffisantes pour encombrer mon esprit d'idées parasites à mi-chemin entre rêves et réflexions conscientes ! Le monde que j'habite la nuit est un mélange de réel, de passé revisité, de distorsions et de pure création de mon imagination. Le tout se mélange tellement bien que souvent je ne parviens même plus à savoir si je dors ou non, si j'ai juste rêvé ou si c'était pour de vrai...
C'est très déstabilisant ! Un peu borderline aussi ! Serais-je en train de devenir un peu folle ou l'ai-je toujours été ? Madame ma Mère l'est bien, elle ! Et personne ne s'en était vraiment rendu compte !

Je sais que la solution la plus simple serait de demander à mon toubib "quelque chose pour dormir" et que vu les périodes de stress et de montagnes russes émotionnelles accumulées ces dernières années il pencherait sûrement pour un épisode de déprime (ou plus ?!) mais je n'ai aucune envie de mettre le doigt dans ce genre de traitement où l'arbre cache la forêt !!!
Si je voulais simplement juste dormir, un petit pétard ferait très bien l'affaire ! Eh oui !!!

Non, j'aimerai comprendre, c'est tout ! Comprendre pourquoi à certains moments j'ai le sentiment de ne pas être toute seule dans ma tête ! Comprendre pourquoi mon cerveau se focalise sur des détails qu'il mémorise et se réapproprie ensuite en les disséquant la nuit !
Je vous imagine en train de me lire.... "Pauvre liaht.... elle a vraiment un problème !"....
Alors je vous rassure tout de suite ! Oui, c'est possible ! Mais en tous cas, ce n'est pas nouveau puisque j'ai toujours eu un cerveau qui marchait à contretemps, plus vite que moi !!!
Et cela ne m'inquiète pas vraiment, ça m'agace plutôt !
Il m'arrive souvent de savoir déjà ce qu'on va me dire parce que la nuit me l'a révélé, de croiser des inconnus que j'ai déjà rencontrés, et je me demande bien à quoi ça sert tout ça !!!
Quand j'étais plus jeune, je trouvais ça plutôt marrant et je notais dans un carnet, en vrac, tout ce dont je me souvenais de mes rêves. C'était rigolo de constater que souvent la réalité venait télescoper ces souvenirs !
Aujourd'hui j'ai surtout l'impression que ça m'empêche de dormir et avec l'âge ben, ça me fatigue vraiment ! Vivre deux vies en une, une le jour et l'autre la nuit, ce n'est plus de mon âge ! Je n'ai plus l'énergie pour faire le tri !
Alors... Folle ou pas ?! Faites vos jeux !!!
Pour ma part, après plusieurs mois à m'introspecter, à me documenter, à jouer à cache-cache avec le "vrai" sommeil réparateur, j'ai décidé de plaquer l'affaire...
Mes nuits continueront d'être hachées, peu importe la raison, et si je suis fatiguée et bien je ferai tout simplement la sieste !
Mon cerveau continuera de fuguer là où bon lui semble, je le laisserai vivre sa vie sans trop chercher à savoir où, quand ni comment il a obtenu les infos qu'il me transmet !

Après tout, qui a dit qu'il fallait dormir d'un sommeil de plomb, que ce que le cerveau vivait la nuit devait être oublié au matin, et qu'être sain d'esprit répondait à des normes bien précises ???
Tant que je ne suis dangereuse ni pour moi, ni pour autrui...
Allez, bonne semaine !

 

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12 mars 2018

le nez dans un bouquin....

J'ai beaucoup lu ces dernières semaines...
Lire est un bonheur solitaire qui me permet d'être à la fois présente physiquement, pelotonnée dans une couverture sur le canapé, et ailleurs dans ma tête... Exactement ce qu'il me faut en ce moment où pas grand chose de ce qui se passe autour de moi ne m'intéresse, où je n'ai aucune envie de parler à qui que ce soit, où je berce ma peine le nez dans un bouquin...
Etre plongée dans sa lecture est un alibi imparable pour éluder les questions, différer les discussions, échapper aux inquiétudes de mes proches sur mes états d'âme et ma gestion de l'absence...

Parmi les livres qui m'ont accompagnée, certains sont de petits bijoux que je partage aujourd'hui avec vous...
Ceux et celles qui me suivent depuis longtemps connaissent mon admiration inconditionnelle pour Luis Sepulveda, auteur chilien contemporain !
Je crois avoir lu chacun de ses écrits, mais "Le neveu d'Amérique" a été un vrai coup de coeur, l'un de ses meilleurs bouquins, en tous cas le plus personnel, émouvant, lucide et tendre ! Il reprend les thèmes chers à l'auteur (on a d'ailleurs reproché à Sepulveda d'écrire toujours le même livre !) mais avec tant d'émotions qu'on a envie qu'il poursuive sur cette voie !

J'avais adoré (vraiment !) "Là où les tigres sont chez eux" de J.M. Blas de Roblès, lu d'une traite "L'ile du point Nemo" et "Dans l'épaisseur de la chair" confirme mon avis que cet auteur est un des meilleurs français contemporains ! Ceci n'engage que moi bien sûr !
Cet opus est à la fois un hommage au père, une compilation de souvenirs d'enfance, sur fond d'histoire de l'Algérie de la colonisation à l'indépendance, une réflexion sur la place de chacun dans la lignée... Je ne partage pas (loin de là !) tous les points de vue du narrateur mais je lui sais gré de m'avoir offert d'autres perspectives avec cette lecture à la fois légère et violente, intimiste et dérangeante ! A lire !

Gwen m'avait donné un livre qu'une autre lui avait offert... Mais déjà elle ne pouvait plus lire...
Un auteur chinois, Rao Pingru, alors que rien de ce qui touche à l'Asie en général ne m'a jamais intéressée ! Ni l'histoire, ni la géographie, ni la cuisine... et encore moins la littérature !
Mais j'ai feuilleté ce bouquin et il m'a intriguée...
On dirait presque une BD grâce aux illustrations de l'auteur à la fois d'une précision extrême et d'une naïveté touchante...
"Notre histoire, Pingru et Meitang" n'est rien de plus, mais rien de moins, qu'un album de famille qui retrace l'histoire d'amour d'un couple, l'auteur et son épouse décédée, tout au long du XXème siècle en Chine, leur trajectoire personnelle se heurtant à la Grande Histoire.
Au travers du récit et des dessins de ce très vieux monsieur on découvre le quotidien d'un chinois parmi d'autres, à la fois victime et acteur de l'évolution politique du pays, mais surtout un hommage d'une incroyable tendresse à une épouse tant aimée...
Ce livre, inclassable et unique, m'a beaucoup émue et surtout donné envie d'en savoir plus sur la Chine, son histoire et ses traditions... Une vraie découverte !!!

Dans un genre totalement différent, j'ai aussi beaucoup aimé "La folle du logis" de Rosa Montero...
A la fois roman et essai, autobiographie imaginaire... L'auteure jongle avec les codes !
Cet ouvrage plaira surtout à tous ceux et celles qui s'intéressent à l'écriture, au processus littéraire, au rôle de l'imagination dans la littérature, à ce qui fait un écrivain, à ce qu'est l'écriture !
Ce livre se lit vite mais les réflexions qu'il inspire se poursuivent bien après en avoir terminé ! Si vous voulez être dans la tête d'un écrivain ou savoir ce qui se joue dans la vôtre, foncez, ce livre est pour vous !!!

Pas encore totalement fini de le lire, mais je ne résiste pas à l'envie de vous parler aussi du roman du norvégien Jan Kjaerstad "Le séducteur"...
Là encore une oeuvre un peu inclassable tant je serais en peine de vous en faire un résumé !!!
C'est l'histoire d'un mec... D'un homme en fait ! Tout à la fois star de la TV, explorateur, Don Juan, athlète... Une personnalité aux multiples facettes réelles ou supposées dont on suit les aventures qui se réagencent en permanence en fonction d'évènements mineurs ou de rencontres qui influent sur le cours de sa vie.
Un très chouette roman, un peu déroutant, et dont on ne sait jamais de quoi sera faite la page suivante !

Ne m'en veuillez pas si je parle si mal des livres que j'aime !!! J'ai toujours éprouvé beaucoup de difficultés à expliquer pourquoi et comment !
Mais j'espère que si un titre vous "parle", vous irez chercher sur le net des critiques ou des résumés qui seront bien plus explicites que mes quelques lignes, et vous donneront envie (ou pas !) de lire vous aussi mes découvertes !
Bonne semaine !

Posté par chez Liaht à 07:22 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
02 mars 2018

L'après...

J'ai du mal à reprendre le cours de ma vie...
Et du mal aussi à revenir ici transcrire les petits riens de mon quotidien, bons ou moins bons...
Comme si...

Comme si continuer à vivre, à rire, à m'émouvoir, à partager... était une trahison envers celle qui m'a accompagnée au quotidien depuis plus de trente ans par téléphone, sms, mails, séjours chez nous ici et ailleurs, virées et road trips.
Une amie se choisit et c'est ce choix qui lui donne une telle importance. Pas besoin d'en avoir cinquante, quelques-unes judicieusement sélectionnées suffisent... Et très vite on partage tout !
A une amie on peut tout dire, on peut se montrer sans fards avec nos travers et nos petitesses et on sait tacitement que cela restera entre nous puisqu'il y a réciprocité...
Avec une amie nos faiblesses n'en sont jamais vraiment, nos chagrins sont moins lourds à porter et s'il le faut elle nous bottera les fesses pour nous faire avancer, épaulée par ses précieux conseils !

Une fois disparue, on se sent bien seule... Même si l'on a, comme moi, la chance d'avoir d'autres amies tout aussi précieuses.
En posant ces mots ici, je me rends compte que ce qui m'est le plus difficile en fait c'est de ne plus évoquer le nom de Gwen, de ne plus lui écrire mon sms quotidien (auquel elle ne répondait d'ailleurs plus depuis des mois...), de ne plus attendre de nouvelles...
Je sais que tout le monde dans la grande maison a été très affecté de sa disparition, là n'est pas le souci. Non, c'est juste que je semble être la seule à ne pas accepter cette évidence...
Les enfants ont encaissé le coup, manifesté leur chagrin quelques jours et sont repartis vers leurs projets, leurs boulots, leur princesse...
Monsieur Liaht quant à lui n'a rien manifesté du tout. Juste un "c'est mieux comme ça" ou quelque chose du genre.
Et pourtant je le sais profondément triste, c'était son amie aussi...
Mais il ne dit rien. Il ne m'a posé que très peu de questions sur mon séjour en Bretagne.
J'ai passé une semaine au téléphone avec les uns et les autres, les amis et la famille de Gwen, à rire et pleurer avec eux, à évoquer des anecdotes, à échanger nos souvenirs, à préparer la cérémonie de son départ définitif... Jamais Monsieur Liaht ne s'est joint à nous...
Je ne lui en veux pas du tout, je sais bien que chacun gère sa peine à sa manière, que chacun fait son deuil comme il peut, et que cela ne signifie en aucun cas l'indifférence ou l'oubli !
Mais j'aurais aimé à ce moment précis être "en communion" avec d'autres partageant la même peine...
Financièrement il m'était impossible de retourner en Bretagne si vite et je ne remercierai jamais assez les amies de Gwen et sa belle-soeur qui m'ont tenue au courant, à distance, heure par heure, parce qu'elles avaient senti d'instinct combien ce serait difficile pour moi, de ne pas être avec elles...

Je ne veux pas me laisser submerger par la peine et je sais qu'avec un peu de temps, les souvenirs seront là, bien présents, mais le chagrin apaisé...
J'ai fait en sorte de profiter, le WE dernier, de la présence de Fille Ainée et de la Petite Princesse, de m'intéresser au stand tenu par le Chat et sa Douce sur un salon, de donner quelques conseils à Fille Dernière qui prépare son séjour en Guinée...
J'ai rassuré tout le monde sur le fait que j'allais bien...
Mais je veux aussi qu'on me laisse le temps de faire mon deuil, d'être triste et de passer du rire aux larmes, de feuilleter des photos, de n'avoir pas d'appétit certains jours, de dormir en dents de scie...
Je veux m'autoriser à ne pas prendre sur moi...

 

Posté par chez Liaht à 09:37 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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18 février 2018

Une étoile de plus tout là-haut...

Gwen nous a quitté la nuit dernière dans son sommeil, entourée et apaisée....

Je suis juste si triste...

Posté par chez Liaht à 16:21 - Commentaires [13] - Permalien [#]